La médiatrice en vacances

A vous tous, qui m’écrivez et me sollicitez régulièrement, ce petit message : je vais être absente trois semaines. N’hésitez pas pour autant à me faire part de vos remarques ou interrogations. Je vous répondrai à mon retour de congés. Merci à tous de votre fidélité, et à très vite.

Brèves réponses à vos questions de l'été

Toujours vigilants, même en été : auditeurs et internautes ont envoyé leurs doléances, ou leurs félicitations – et oui, heureusement il y en a ! – sur le site internet de RFI ou directement à la médiatrice. Pour ne parler que des doléances, c’est le mauvais usage du français par les journalistes qui est, très régulièrement, dénoncé.

Commentaires non publiés : Les raisons d'un choix

Les internautes reprochent régulièrement à RFI de ne pas publier leur commentaire, en réaction à certains articles du site internet, alors même qu’on les encourage à donner leur opinion. Il peut y avoir des dysfonctionnements, que les équipes de RFI regrettent. Mais il y a surtout des règles qui font que tout ne peut et ne doit pas être mis en ligne.

Petit plaidoyer pour le bien parler français

Les auditeurs et les internautes reprochent assez souvent aux journalistes de RFI de maltraiter la langue française. Leurs remarques sont parfois pertinentes. Parfois moins, mais elles ont le grand mérite de nourrir la réflexion sur l’écriture et le parler journalistiques. A titre d’exemple, je ne résiste pas au plaisir de vous proposer cet échange indirect entre un auditeur et Yvan Amar, qui présente l’émission « la danse des mots » sur RFI.

2009, année meurtrière pour les journalistes

Triste année pour la presse : 110 journalistes du monde entier ont été tués en 2009, dans l’exercice de leur métier. Ce bilan, le plus lourd depuis 2000, a été dressé par l’Institut International de la Presse dans son rapport annuel.

Toumba Diakité sur RFI : questions sur une interview

Le lieutenant guinéen Aboubakar Sidiki Diakité, que l’on appelle communément Toumba Diakité, toujours en fuite, a été interrogé à deux reprises par RFI, ce qui a surpris de nombreux auditeurs. Toumba Diakité se cache depuis le 3 décembre 2009, jour où il a tiré, en le blessant gravement, sur le capitaine Dadis Camara. Comme la première (le 15 décembre 2009), la seconde interview, diffusée le 5 février 2010, a suscité de nombreuses interrogations, qui méritent réponse.

Le rapport de la médiatrice de RFI : 2009, année singulière

Il y a un peu plus d’un an, une nouvelle médiatrice était nommée à RFI, et allait assumer cette noble fonction de porte-parole des auditeurs et des internautes auprès de la direction et de la rédaction de RFI. J’ai ainsi succédé à Loïc Hervouet et à Noël Copin, et j’ai tenté de poursuivre la tâche avec humilité, mais aussi la conviction qu’un médiateur peut jouer un rôle essentiel, au service du public, sans lequel RFI, à l’instar de toutes les entreprises de presse, ne serait rien.
Le bilan de cette médiation, que je vous propose dans ce rapport, n’en est pas moins en demi-teintes, au terme d’une année très particulière dans l’histoire de RFI.

Un code de déontologie pour les journalistes : une idée qui fait son chemin

Un projet de code de déontologie des journalistes vient d’être rédigé par un groupe de « sages », réunis à l’initiative de Bruno Frappat, président d’honneur du groupe Bayard, et président du groupe de travail sur les métiers du journalisme, formé au moment des Etats généraux de la presse, fin 2008. Ainsi, presque un an après ces Etats généraux, l’idée qu’un meilleur respect de la déontologie puisse permettre aux journalistes de retrouver la confiance du public, a fait son chemin. Ce projet de code de déontologie va maintenant être discuté par les partenaires sociaux, les journalistes, les éditeurs. Et demain, rêvons en, il sera annexé à la Convention collective des journalistes, et s’imposera à toute la profession.

En attendant, un texte à faire lire et relire à tous les étudiants en journalisme, à …..leurs aînés, et à leurs employeurs!

Journalisme en perdition? Journalisme en réflexion!

La profession de journaliste est indispensable au bon fonctionnement d’une société démocratique, mais elle est souvent tourmentée, parfois arrogante, toujours narcissique, et par nature fragile, et faillible. L’immense mérite des Assises internationales du journalisme et de l’information, lancées par Jérôme Bouvier, et réunies pour la troisième année consécutive, cette fois à Strasbourg, du 5 au 9 octobre, est de parvenir à relever ce défi : confronter les journalistes non seulement à leurs difficultés, mais aussi à leurs propres défauts.

Témoignage anonyme, témoignage fiable?

Le 1er octobre dernier, RFI diffusait le témoignage d’un militaire guinéen sur la répression de la manifestation du 28 septembre dans le stade de Conakry. Cet homme racontait, par téléphone, et sans livrer son nom, ce qu’il avait vu, fait, et ressenti. Plusieurs auditeurs et internautes ont fait part de leur doute sur l’authenticité de cette parole. Il est vrai qu’un témoignage anonyme suscite de la méfiance, et qu’aucun journaliste n’est à l’abri d’un manipulateur. Mais en étant prudent, et en respectant quelques règles, le journaliste, et c’est ce qui a été fait, peut s’assurer de la bonne foi de son interlocuteur.