Une année de médiation à RFI

L’année 2011, pour la médiatrice de RFI, a ressemblé comme une sœur à l’année 2010. Ce n’est pas seulement parce que les journalistes ont pu commettre les mêmes erreurs. Mais parce que les auditeurs et les internautes, eux, ont exprimé les mêmes attentes et les mêmes préoccupations.

Grève suspendue à RFI

Les auditeurs de RFI ont retrouvé leurs journaux et leurs émissions ce mardi 13 décembre. La grève, observée par les salariés depuis deux bonnes semaines, a été suspendue. Les syndicats ont écrit au Premier ministre, François Fillon, pour lui demander "le gel du projet de fusion" entre France 24 et RFI. Ils attendent la réponse. Ce projet de fusion reste fortement contesté, dans son fond ou dans ses modalités, par les personnels qui ont fait grève.

Vous avez été très nombreux à écrire, pour soutenir le mouvement parfois, pour protester contre la grève assez souvent, pour demander des explications la plupart du temps. Merci de tous vos messages. 

Grève à RFI : les auditeurs veulent comprendre

RFI est en grève depuis lundi 28 novembre, et, comme lors des précédentes grèves, les auditeurs réagissent. Certains comprennent les personnels, d’autres pas du tout. Les plus nombreux protestent avec vigueur contre le manque d’information donnée sur cette grève. « J’estime qu’il est irrespectueux envers vos auditeurs et je dirai aussi maladroit en termes de stratégie de ne donner aucune explication quant aux raisons de votre grève », écrit ainsi Otto, de Paris. « Nous, les auditeurs de la radio mondiale avons des droits qui ne sont pas pris en compte par les agents de notre radio. Nous vous concédons le droit à la grève, mais il faut que les auditeurs soient informés des revendications qui motivent vos grèves »  estime Ibrahime Khalil, de Côte d’Ivoire. Les auditeurs ont raison, ils ont des droits, notamment celui de savoir ce qui se passe dans leur radio.

RFI et la Libye : réponse à des auditeurs en colère

 

Ce sont des centaines de messages que les auditeurs et les internautes ont adressées à RFI depuis le début du conflit en Libye. Dans leur immense majorité, ils ont dit, parfois avec virulence, voire colère, leur hostilité à l’intervention de la France et de l’OTAN. Certains d’entre eux ont critiqué le traitement des événements par RFI, soupçonnant les journalistes d’être aux ordres du pouvoir politique français. Plusieurs  précisions et mises au point s’imposent aujourd’hui.

Sensibiliser tous les jeunes journalistes aux questions d'éthique professionnelle

Aujourd’hui comme hier, aujourd’hui peut-être encore davantage qu’hier, les citoyens exigent une information de qualité, crédible et respectueuse des droits de la personne. Une information recueillie, travaillée et diffusée par ceux dont c’est la profession, les journalistes. Comme dans tous les autres métiers, il y a la technique, qui s’apprend, et les usages, les règles de l’art, la déontologie, qui doivent aussi s’acquérir. De nombreux journalistes maîtrisent mal ces règles. Des professionnels proposent donc d’offrir à la plupart des nouveaux journalistes une courte formation sur les pratiques et la déontologie journalistiques, et de leur délivrer un « passeport professionnel ».

Grève à RFI : les auditeurs veulent être informés

De la musique, sur RFI, en lieu et place des journaux et des magazines. Jeudi 30 juin, de nombreux salariés de RFI étaient en grève. Comme ce fut le cas à plusieurs reprises, ces dernières années. Et comme précédemment, des auditeurs nous ont écrit. Certains pour protester contre la grève elle-même, d’autres pour regretter de n’avoir pas été avertis, ni informés des raisons de ce mouvement social. J’ai choisi de publier tout ou partie de quelques uns de ces messages. Et d’y répondre, même si, je le répète encore une fois, je ne suis ni médiatrice sociale, ni chargée de la communication de RFI ! Simplement à l’écoute des plaintes de l’auditoire.

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Syrie interdite aux journalistes : et pourtant ils informent

Des auditeurs-internautes s’interrogent sur le crédit qu’il convient d’apporter aux informations diffusées par RFI sur la situation en Syrie. Ils semblent douter de leur véracité. Leur perplexité est légitime. La Syrie fait partie de ces pays fermés aux regards extérieurs. La recherche de l’information est difficile, les risques de manipulation et de désinformation nombreux. Les témoignages et les images sont rares, leur vérification est délicate. Les journalistes doivent pourtant – c’est leur mission – essayer d’approcher la vérité.

Un devoir pour les journalistes : débusquer les fausses images

Le visage supposé d’un ben Laden mort a été diffusé par des télévisions et des sites internet du monde entier. Or c’était un faux. Dès la supercherie démasquée, l’image truquée a été retirée, les responsables des médias concernés se sont expliqués, ou ont présenté des excuses au public. L’épisode, grave d’un point de vue déontologique, révèle à quel point la fonction des journalistes – rechercher et transmettre la vérité – peut être mise à l’épreuve, et abusée.

Peut-on « capturer » un homme ? Oui, mais…

Laurent Ggagbo a-t-il été arrêté, ou capturé ? Les journalistes ont  indifféremment utilisé les deux mots. Ceux de RFI ont la plupart du temps évoqué « l’arrestation » de l’ancien président ivoirien, mais ils ont aussi parlé de « capture ». Ils n’ont pas commis de faute, au regard de la langue française, mais ont, involontairement, choqué certains auditeurs et internautes.

Rapport médiatrice 2010-2011 : Le cas d'école ivoirien

La crise politique en Côte-d’Ivoire a débuté très vite après le second tour de la présidentielle, au début du mois de décembre 2010, et se poursuit aujourd’hui. Elle a suscité de très nombreuses réactions d’auditeurs, et d’internautes, engagés, passionnés, et souvent critiques envers RFI. Beaucoup d’entre eux ont reproché aux journalistes de RFI de prendre parti pour Alassane Ouattara. Après avoir pris le temps de regarder comment ce dossier évoluait, j’ai choisi d’y consacrer mon rapport, tant ce sujet me semble être un cas d’école : comment une radio internationale peut-elle traiter un conflit qui divise profondément un pays, sans courir le risque de la partialité, réelle ou supposée ?