Premier message de la nouvelle médiatrice

Vous, auditeurs de RFI, avez toujours beaucoup de choses à nous dire. Agréables, ou moins agréables. Pertinentes ou injustes. Dignes d’être entendues, toujours. La médiatrice des rédactions de RFI est à votre écoute, pour tout ce qui concerne le traitement de l’information, dans nos journaux, nos magazines, et sur notre site internet.

Je suis donc votre interlocutrice, votre messagère, l’intermédiaire entre vous et les journalistes de RFI.

Je suis là pour transmettre vos remarques aux journalistes, ou à la direction, en discuter avec eux, puis vous répondre, dissiper vos doutes, expliquer et clarifier nos choix éditoriaux, et, s’il le faut, reconnaître nos erreurs. Vous, auditeurs, n’êtes pas infaillibles, nous, journalistes, ne le sommes pas non plus.

Sortir avec humour

                   "Le journalisme mène à tout, à condition d'en sortir"

                    Jules Janin (1804-1874), écrivain, ancien journaliste

Afrique, histoire et dérives racistes

                    Dans l’émission du 8 novembre dernier de « L’Ecole des savoirs », était citée comme source d’information le site Africaamat, qui s’est donné pour objectif de traiter de l’histoire de l’Afrique (et s’est accessoirement, sans l’accord de RFI, intitulé « L’Ecole africaine de tous les savoirs »).           

                    Un de nos auditeurs spécialiste de ces questions a vivement réagi pour mettre en garde contre certaines dérives de nature raciste véhiculées par ce site.                    

Star system et journalisme

          "PPDA a fait partie de ceux qui ont ouvert la porte au star system. Ce qui arrange bien les puissants: un journaliste est moins manipulable qu'une star qui a toujours envie de rester star et peut donc se montrer plus souple... Cette vedettarisation d'un métier qui devrait rester neutre dénature le système. Désormais, on a davantage besoin de gens dotés d'un physique qui accroche bien la lumière plutôt que de savoir s'ils sont les plus aptes à défendre les principes de la profession. Certains sont même plus préoccupés de leur notoriété que de s'interroger sur le sens de l'information. Bientôt, Miss France pourra présenter le Journal..."                

Jérôme Bellay, fondateur de France-Info, de LCI, producteur de l'émission C dans l'air (France 5)

"Race": le mot et l'emploi du mot

                    Thierry Noia, auditeur de Douala, adresse ce qu'il appelle un "billet d'humeur" au médiateur, et débute de façon fort ingénue un propos qui n'est pas si léger que cela:                  

                   "Je me demande si les erreurs de langage répétées dans la bouche de professionnels de la langue sont voulues - ou simplement liées au fait de parler par automatismes : une "pensée kangourou" ? Les journalistes radio-TV sont aux premières loges pour ces écarts du sens correct. Et je ne parle pas ici des erreurs courantes : erreurs de grammaire, vocabulaire, ou de liaisons ( "commencer de" – « au jour d'aujourd'hui » - quatre-vingt (z)états, etc.). 

Repenser le journalisme

                    « Le problème est d’imaginer de nouveaux projets pour repenser le journalisme. On ne peut certes jamais être contre la dénonciation de ce qui apparaît scandaleux dans la société. Mais s’il y a de l’énergie à dépenser, il me paraît préférable de l’utiliser à produire des choses nouvelles. Renouveler le journalisme, ce n’est pas dénoncer la médiocrité, mais travailler à produire de la qualité. »

                    Pierre Rosanvallon, historien, professeur au Collège de France et président de « La République des idées », interview à Mediapart.fr

L'excision pratique tribale: comment lutter?

                    Dimanche, 19 octobre 2008, Afrique Matin, 5heures 30. Parlant de l’excision, l’un des présentateurs du journal la qualifie de « pratique tribale dont personne aujourd’hui ne peut dire pourquoi elle existe ». Sans mettre en cause cette expression, Assion Emmanuel Noutevi, juriste socio-anthropologue, et auditeur du Benin, réagit « non pas pour donner carte blanche à l'excision, mais pour appeler à des méthodes plus sûres pour mettre fin à cette pratique abjecte, mais faisant partie d'un ensemble qu'on a choisi d'ignorer, alors qu'il faudrait guérir le mal à la racine. »

 

                    Voici donc cette réaction-réflexion de notre auditeur:

Curiosité malsaine

                    « La seule presse qui se vende encore suffisamment et qui n’ait pas de problèmes économiques sérieux est désormais, si je comprends bien, la presse people, autrement dit celle qui vit principalement de la satisfaction de la curiosité malsaine du public pour des choses qui ne le regardent la plupart du temps en rien et dont il n’a aucun besoin de savoir quoi que ce soit. Le problème est que, comme le confirment certains événements récents, la presse dite « sérieuse » sera vraisemblablement de plus en plus tentée d’imiter ne partie son exemple. »

                    Jacques Bouveresse, philosophe, professeur au Collège de France, interview à Mediapart.fr

Le poids des mots et des nuances

                    Ce n'est pas à priori une critique virulente, que nous adresse Bernard Jeufroy, auditeur de Paris, mais une de ces analyses subtiles qu'affectionne le médiateur, car elles obligent à la réflexion, et nous rappellent que dans l'emploi des mots, bien des nuances sont à prendre en considération.

                    Voici donc ce que notre auditeur présente comme une « proposition » concernant la rédaction des journaux, « à l'usage des commentateurs, envoyés spéciaux etc. à qui vous serez bien gentils de soumettre cet avis ».

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La raison avant la passion

      Envie d'appliquer aux
journalistes cette citation de François Furet par Denis Olivennes, à la fin
d'un article sur le conflit Siné-Val (Nouvel Observateur du 7 août), et qui concernait les intellectuels:

      "Ils doivent priser plus que tout l'exercice de la raison critique. Quand ils ajoutent à la passion, ils ne servent plus à rien."