Le traitement de la guerre au Mali par RFI.

Globalement, internautes et auditeurs sont plutôt favorables à l’intervention de soutien de l’armée française au Mali. Remerciements à la France et à son président, applaudissements aux militaires français engagés sur le terrain, félicitations à Radio France Internationale pour son traitement de l’information. Toutefois, cet appui marqué, et remarqué, n’est certainement pas un blanc-seing à la rédaction, et les journalistes de Rfi sont également interpellés sur l’approximation de certaines appellations et sur l’opportunité de diffuser certaines informations. Débat.

Ce que les journalistes chinois nous apprennent…

Le 3 janvier dernier, un éditorial du Nanfang Zhoumo, hebdomadaire de Canton (Chine), est victime de la censure officielle. Des manifestations sans précédents ont lieu dans les jours qui suivent, à Canton mais aussi Pékin et Shanghai. Le mouvement reste pacifique et ouvert à toutes les opinions, y compris contraires et ce, malgré des contre-manifestations maoïstes de provocation. Un seul mot d’ordre : défendre la liberté de la presse.

Hassan RUVAKUKI condamné à 3 ans de prison : inacceptable !

Notre confrère journaliste burundais Hassan RUVAKUKI a été condamné à trois ans de prison ferme. Correspondant du service swahili de RFI et journaliste d’une station privée au Burundi, radio Bonesha FM, il avait été arrêté le 28 novembre 2011 par les forces de sécurité après une interview réalisée en Tanzanie avec un opposant au président Pierre NKURUNZIZA. Il a ensuite été accusé « d’actes de terrorisme ». Hassan a toujours nié ces accusations. Condamné en juillet 2012 à la prison à perpétuité il avait interjeté appel, un appel rendu mardi 8 janvier 2013. Une condamnation inacceptable.

Information de guerre et guerre de l'information

 

Pour marquer les dix ans de sa création, l’Institut français de géopolitique (université Paris8) avait décidé d’explorer cette nouvelle forme de rivalité géopolitique centrée sur l’information, dans un débat organisé en partenariat avec le journal Le Monde et auquel participaient deux journalistes : Alain Frachon (Le Monde) et Olivier Da Lage (Rfi). Passionnant.

Profession: interviewer

On peut écouter Frédéric RIVIERE chaque matin à 8h15 heure de Paris sur Rfi. Ce journaliste d’expérience est chargé d’interroger l’invité de la rédaction sur un sujet lié à l’actualité. Généralement, cet invité est un acteur de la vie politique, économique ou sociale, en général française mais pas seulement. S’exprimant en direct sur un temps relativement courts (8 minutes), il doit mener ses entretiens avec rapidité et attention, afin de tenir l’auditeur en haleine tout en veillant à rebondir sur les propos de l’invité. Pas facile pour lui, et il ne manque pas de détracteurs de tous bords pour lui reprocher son partis pris supposé.

Droit à l'information

 

Le premier devoir du journaliste est d’aller sur le terrain. Voir, entendre, comprendre, rendre compte, c’est l’essence même du journalisme.

Quelques mots à propos de l'impartialité...

 

Pas facile d’être neutre dans le traitement de l’actualité. Car chaque évènement résonne différemment selon l’oreille qui l’écoute. Il est cependant nécessaire que le journaliste tende vers cette neutralité.

Votre vigilance nous renforce

 

Un nouveau médiateur

La médiatrice s'en va, un médiateur arrive. Eric Bataillon, qui est journaliste à RFI depuis de longues années, a désormais la noble tâche de répondre à vos sollicitations, remarques, critiques ou interrogations, pour tout ce qui concerne le traitement ou la fabrique de l'information.

Vous avez été des centaines et des centaines, auditeurs et internautes, à m'interpeller durant ces trois ans et demi pendant lesquels j'ai été, avec bonheur, votre interlocutrice. Continuez, restez vigilants, exigeants, curieux et justes! RFI ne s'en portera que mieux!

Dominique BURG

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Une presse libre, un si beau et si dur combat

Partout et toujours, dans le monde, des hommes se battent pour faire rimer liberté d'agir et liberté de penser, démocratie et presse pluraliste et indépendante. La Journée mondiale de la liberté de la presse, ce 3 mai, salue ces multiples efforts. A cette occasion, Mamadou Gueye, un professeur de Guinée, m'a adressé ce beau message. Qu'il en soit remercié :

"Je sais combien il est important d'informer, et de rendre service à tous ces milliers d'auditeurs par le monde...J'en suis convaincu, étant un militant des droits de l'Homme. Pour la petite histoire, je suis enseignant-chercheur à l'université où j'apprends à mes étudiants à revendiquer la liberté d'expression et d'opinion combien de fois si chère à ma conception de la démocratie. Je reste aussi persuadé que la liberté d'expression et d'opinion, si elle est tant convoitée, c'est grâce à vous, à travers la radio mondiale.

C'est pourquoi en ce jour je vous adresse mes vifs encouragements et vous exhorte à continuer à servir avec la plus grande franchise ces milliers d'africains qui restent accrochés toutes les minutes à vos oreilles..."

La campagne électorale dans l'audiovisuel: les médiateurs dénoncent des règles inapplicables

La campagne électorale entre, ce mardi 20 mars, dans une nouvelle phase. Avec des candidats désormais officiels, et des règles plus strictes à respecter pour les radios et télévisions dans le traitement de l’actualité politique, afin que nul de ces candidats ne soit laissé pour compte. Tous les partis politiques qui ont eu un jour à souffrir de discrimination, tous les pays qui s’évertuent à faire naître et vivre la démocratie et le pluralisme politique le savent bien : les règles protègent et fixent le cap. Mais trop rigides, mal pensées, inégalement appliquées, elles aboutissent au résultat inverse : elles tarissent la parole politique. Beaucoup l’ont dit, en ce début d’année 2012. Les médiateurs de presse ont eux aussi décidé d’intervenir collectivement, dans une tribune du Monde.

Une année de médiation à RFI

L’année 2011, pour la médiatrice de RFI, a ressemblé comme une sœur à l’année 2010. Ce n’est pas seulement parce que les journalistes ont pu commettre les mêmes erreurs. Mais parce que les auditeurs et les internautes, eux, ont exprimé les mêmes attentes et les mêmes préoccupations.

Grève suspendue à RFI

Les auditeurs de RFI ont retrouvé leurs journaux et leurs émissions ce mardi 13 décembre. La grève, observée par les salariés depuis deux bonnes semaines, a été suspendue. Les syndicats ont écrit au Premier ministre, François Fillon, pour lui demander "le gel du projet de fusion" entre France 24 et RFI. Ils attendent la réponse. Ce projet de fusion reste fortement contesté, dans son fond ou dans ses modalités, par les personnels qui ont fait grève.

Vous avez été très nombreux à écrire, pour soutenir le mouvement parfois, pour protester contre la grève assez souvent, pour demander des explications la plupart du temps. Merci de tous vos messages. 

Grève à RFI : les auditeurs veulent comprendre

RFI est en grève depuis lundi 28 novembre, et, comme lors des précédentes grèves, les auditeurs réagissent. Certains comprennent les personnels, d’autres pas du tout. Les plus nombreux protestent avec vigueur contre le manque d’information donnée sur cette grève. « J’estime qu’il est irrespectueux envers vos auditeurs et je dirai aussi maladroit en termes de stratégie de ne donner aucune explication quant aux raisons de votre grève », écrit ainsi Otto, de Paris. « Nous, les auditeurs de la radio mondiale avons des droits qui ne sont pas pris en compte par les agents de notre radio. Nous vous concédons le droit à la grève, mais il faut que les auditeurs soient informés des revendications qui motivent vos grèves »  estime Ibrahime Khalil, de Côte d’Ivoire. Les auditeurs ont raison, ils ont des droits, notamment celui de savoir ce qui se passe dans leur radio.

RFI et la Libye : réponse à des auditeurs en colère

 

Ce sont des centaines de messages que les auditeurs et les internautes ont adressées à RFI depuis le début du conflit en Libye. Dans leur immense majorité, ils ont dit, parfois avec virulence, voire colère, leur hostilité à l’intervention de la France et de l’OTAN. Certains d’entre eux ont critiqué le traitement des événements par RFI, soupçonnant les journalistes d’être aux ordres du pouvoir politique français. Plusieurs  précisions et mises au point s’imposent aujourd’hui.

Sensibiliser tous les jeunes journalistes aux questions d'éthique professionnelle

Aujourd’hui comme hier, aujourd’hui peut-être encore davantage qu’hier, les citoyens exigent une information de qualité, crédible et respectueuse des droits de la personne. Une information recueillie, travaillée et diffusée par ceux dont c’est la profession, les journalistes. Comme dans tous les autres métiers, il y a la technique, qui s’apprend, et les usages, les règles de l’art, la déontologie, qui doivent aussi s’acquérir. De nombreux journalistes maîtrisent mal ces règles. Des professionnels proposent donc d’offrir à la plupart des nouveaux journalistes une courte formation sur les pratiques et la déontologie journalistiques, et de leur délivrer un « passeport professionnel ».

Grève à RFI : les auditeurs veulent être informés

De la musique, sur RFI, en lieu et place des journaux et des magazines. Jeudi 30 juin, de nombreux salariés de RFI étaient en grève. Comme ce fut le cas à plusieurs reprises, ces dernières années. Et comme précédemment, des auditeurs nous ont écrit. Certains pour protester contre la grève elle-même, d’autres pour regretter de n’avoir pas été avertis, ni informés des raisons de ce mouvement social. J’ai choisi de publier tout ou partie de quelques uns de ces messages. Et d’y répondre, même si, je le répète encore une fois, je ne suis ni médiatrice sociale, ni chargée de la communication de RFI ! Simplement à l’écoute des plaintes de l’auditoire.

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Syrie interdite aux journalistes : et pourtant ils informent

Des auditeurs-internautes s’interrogent sur le crédit qu’il convient d’apporter aux informations diffusées par RFI sur la situation en Syrie. Ils semblent douter de leur véracité. Leur perplexité est légitime. La Syrie fait partie de ces pays fermés aux regards extérieurs. La recherche de l’information est difficile, les risques de manipulation et de désinformation nombreux. Les témoignages et les images sont rares, leur vérification est délicate. Les journalistes doivent pourtant – c’est leur mission – essayer d’approcher la vérité.

Un devoir pour les journalistes : débusquer les fausses images

Le visage supposé d’un ben Laden mort a été diffusé par des télévisions et des sites internet du monde entier. Or c’était un faux. Dès la supercherie démasquée, l’image truquée a été retirée, les responsables des médias concernés se sont expliqués, ou ont présenté des excuses au public. L’épisode, grave d’un point de vue déontologique, révèle à quel point la fonction des journalistes – rechercher et transmettre la vérité – peut être mise à l’épreuve, et abusée.

Peut-on « capturer » un homme ? Oui, mais…

Laurent Ggagbo a-t-il été arrêté, ou capturé ? Les journalistes ont  indifféremment utilisé les deux mots. Ceux de RFI ont la plupart du temps évoqué « l’arrestation » de l’ancien président ivoirien, mais ils ont aussi parlé de « capture ». Ils n’ont pas commis de faute, au regard de la langue française, mais ont, involontairement, choqué certains auditeurs et internautes.